mercredi 8 novembre 2017

Vous pouvez aujourd'hui récompenser le contenu de ce blog en vous rendant sur uTip!

Bonjour à tou.te.s,

Voici, dans quelques mois déjà, trois ans que ce blog a été créé au début dans le but, surtout, d'archiver les premières découvertes relatives à mes recherches dans les Disability Arts et indéniablement dans le mouvement social du handicap et des Disability Studies et puis après dans le partage avec les lecteur.ice.s du blog. Aujourd'hui, il ne s'est toujours pas essoufflé et à contribué, même si modestement, à la poursuite d'une activation de ces recherches et des réflexions relatives dans la sphère francophone et surtout sur la scène artistique francophone. Quelques formidables rencontres et quelques conférences et workshops plus tard et après la tenue de l'exposition Autonomous Spaces il est visité régulièrement via, d'après les statistiques et sources de trafic du blog, plusieurs pays. Je tenais donc à vous remercier une nouvelle fois pour vos lectures et votre intérêt dans mon travail et dans celui des chercheur.e.s, artistes, théoricien.ne.s, activistes, consultant.e.s, pluri-acteur.ice.s évoqué.e.s ici!
Un travail qu'il m'était difficile de valoriser financièrement ou de rémunérer et cela même si la tenue du blog me prends un temps non négligeable. Dans les arts visuels, c'est malheureusement la plupart du temps compliqué d'échapper au travail dit "gratuit" ou bénévole si on souhaite aller de l'avant. Si j'ai aujourd'hui un statut d'indépendant.e (via une société de portage) qui me permets d'honorer des contrats relatifs à mon domaine d'expertise difficile donc de valoriser le travail relatif au blog, aux recherches et à sa mise à jour.

Mais ça c'était avant!

J'ai en effet aujourd'hui une page uTip à travers laquelle vous pouvez encourager mon travail. Si ce blog est ou bien vous a été utile vous pouvez dorénavant aller visionner une publicité (de trente secondes) ou plusieurs (six maximum par jour) et à chaque visionnement à 0, 10 centimes d'euros me sont reversés. Ca peut sembler peut, mais si chacun.e d'entre vous le fait une journée ou plusieurs journées régulièrement cela peut compter! uTip permet de valoriser le travail des créateur.ice.s de contenu Web par le biais de publicités. Vous encouragez aussi les alternatives de rémunérations, d'encouragements ou d'autonomisations dans les arts visuels.

https://utip.io/versunerepresentationdisabled

Je remercie d'avance celles et ceux qui prendront le temps, au delà de la lecture, de se rendre à ce lien!

En vous souhaitant une belle journée!
Sarah

dimanche 29 octobre 2017

Activité des derniers jours...

En plus de toutes les références listées sur le blog de nombreuses autres lectures-contemporaines ou non-enrichissent ma réflexion autour des Disability Arts et de leurs (re)-présentations dans les arts visuels. Ses réflexions ne s'arrêtent jamais et sont toujours questionnées par de récents et brillants ouvrages!

jeudi 26 octobre 2017

Les musicien.ne.s sont-ils.elles moins validistes que les plasticien.ne.s et travailleur.euse.s en arts visuels? Art brut et pratiques actuelles en arts visuels...

Actualisé le 29.10.2017  


Sous le ton de la plaisanterie, ce titre tend à cerner la réflexion que je me fais autour de la dénomination d'un art dit brut dans les arts visuels et pour être plus précise sur la persistance de cette appellation "d'art brut" à l’ère contemporaine. Afin de couper court rapidement aux rapprochements ou aux raccourcis qui pourraient être fait: les pratiques au sein des mouvements des Disability Arts, auxquelles je m'intéresse et auxquelles ce blog est dédié ne sont pas des pratiques d'art brut selon la définition de Dubuffet.  En guise de rappel et de façon succincte, je l'admets, l'art but selon l'artiste et ses suiveur.eu.se.s "renvoie à toute production artistique réalisée par des personnes exemptes de culture artistique". (Mais ne faudrait-il pas plutôt y lire et encore de façon actuelle: exemptes de cultures artistiques académiques ou de cultures normatives? dominantes? hétéro? majoritaire? validistes? mainstream? etc.). Si il me parait déjà inconcevable de penser que, par le passé, quelqu'un.e parce que malade ou handie ait pu être exempt.e. de culture- rappelons-nous de nos cours d'esthétique à la fac ou de philosophie au lycée: c'est principalement la culture qui distinguerait l'humain de l'animal renvoyant donc celui qui en a au statut d'humain et celui.celle qui en est exempt à celui d'animal- il me paraît toujours impossible aujourd'hui de considérer quelqu'un.e comme exempte de toute culture.

Pour quitter cette définition et en revenir aux raccourcis qui ne doivent pas se faire concernant les travaux au sein des D. A, ces derniers parviennent de plus en plus à s'émanciper de ces rapprochements avec l'art brut dans les médias courants. Comme je l'ai répété plusieurs fois à l'occasion de conférences: les artistes des D.A s’affranchissent petit à petit des pratiques artistiques, des terminologies renvoyant aux arts thérapeutiques ou des théories de l’art brut. Deux pratiques ou mouvements qui sont sources d’amalgames et que l’on retrouve, encore de nos jours, dans les médias courants pour qualifier toute production plastique produite par des personnes en situation de handicap(s). Dans le cas de l’art thérapie, les pratiques sont souvent considérées comme des passe-temps en vue d’un mieux être médical et/ou social et dans celui de l’art brut comme étant une pratique marginale et acculturée. Or, les artistes des mouvements des D.A refusent que leur travail soit médicalisé et/ou psychiatrisé et récusent l’isolation de leur pratique à tout contexte culturel. Ils.Elles revendiquent l’émancipation par leurs travaux plastiques et se réclament de cultures précises. : Des cultures relatives aux handicaps déniées par les cultures valides.

Il m'arrive fréquemment, majoritairement en France ou dans le milieu francophone, qu'à l'évocation de mes recherches et de mon travail on me renvoie systématiquement à la question et aux notions d'arts bruts. Si ce sont deux mouvements absolument différents comme je viens de l'expliquer il y a un rapprochement logique qui peut et doit être fait, d'ailleurs, dans le sens où ces travaux sont produits par des artistes s'identifiant ou étant identifié.e.s (selon) comme handis., malades, fous.folles, survivant.e.s, ancien.n.e.s psychiatrisé.e.s etc. La différence, que j'imagine majeure entre ces deux mouvements, tient à la place des acteur.ice.s dans la théorisation de ces pratiques et dans son management et l'absence ou la méconnaissance des littératures, des passés activistes et des recherches émancipatrices et autonomistes. Et bien évidemment comme je l'évoquais plus tôt du déni des cultures produites par les personnes handies, malades, fous.folles, survivant.e.s, ancien.n.e.s psychiatrisé.e.s etc. (à celles et ceux qui pensent donc que parce qu'une personne vit à l'intérieur d'une institution, parce qu'une personne est handi.es ou malade, parce qu'une personne se reconnaît d'identités minoritaires, parce qu'elle n'est pas salariée à temps plein, ou parce qu'elle ne travaille pas, n'oralise pas etc. alors elle ne peut, par conséquent, être producteur.ice de cultures et n'a pu être formée par des pairs ou des soeurs. (Ou si cela est entendable, ces cultures ou ces formations seraient forcément moins bien ou marginales).  

Cette réflexion et la position que je tiens face à ces théorisations d'un art que l'on considérerait comme brut s'est ravivée à l'occasion de ma visite de l'exposition Komorebi, Art brut japonais qui a ouvert ses portes au Lieu Unique à Nantes le 22 octobre dernier et qui se poursuit jusqu'au 14 janvier prochain. Le commissariat de l'exposition franco-japonais est signé par Mizue Kobayashi et Patrick Gyger, également directeur de la structure du Lieu Unique. L'exposition présente les travaux plastiques de quarante-deux artistes basé.e.s au Japon. Par une obscure notion poétique qui semble vouloir noyer le poisson les travaux de l'exposition sont présentés comme émanant d'êtres aux productions insaisissables: " Nous nous sentons impuissants, car nous ne pouvons ni nous en approcher, ni le contrôler" (au sujet de la notion du Komorebi et des productions d' arts bruts). Sous une approche exotisée de l'artiste fou et isolé qui pratique de façon convulsive: " Nombreux sont ces artistes que nous voulons approcher pour mieux comprendre leur démarche. Mais ces interrogations restent sans réponse en raison de leur état intellectuel ou psychologique" cette exposition présente un nombre assez important de travaux 2d mais aussi des travaux en 3d. Ces citations entre guillemets sont tirées du journal d'exposition qui est distribué à l'entrée de celle-ci et ces dernières sont signées de la commissaire Mizue Kobayashi. Je terminerai la lecture de son texte par une dernière citation résumant assez bien me semble-t-il, la vision de la commissaire sur les artistes qui compose son exposition et son discours scientifique: " Certains (les artistes) sont totalement absorbés par leur travail et refusent même qu'on s'approche d'eux. Dans ce cas, on doit se contenter de les observer et de les contempler, comme on contemple la lumière qui filtre à travers les arbres". Après donc que la commissaire ait mis le.la spectateur.ice de l'exposition dans une position inquiétante de psychopathe-voyeur.euse qui contemplerait les artistes handies et malades comme on contemplerait la lumière qui filtre à travers les arbres nous poursuivons notre découverte de l'exposition (mais surtout de très bons travaux, en fait) avec les mots du second commissaire.  Tout aussi baigné d'une aura poético-illuminée, le ton de ce texte confirme et signe la démarche validiste de l'équipe puisqu'il écrit ceci: "Ces visionnaires-c'est à dire habités par une vision-ces bâtisseurs de l'impossible aux ressources pourtant limitées, sont généralement autonomes face aux modes ou aux institutions, même s'il ne sont pas hermétiques aux influences extérieures". (ah tout de même, en cette dernière partie de phrase tout n'est pas perdu). Patrick Gyger amène ensuite, et tout de même, la notion primordiale de culture jusqu'alors invisible- et invisibilisée tout au long de l'exposition- mais en restant malheureusement-et le soufflet retombe-dans la belle binarité des cultures (soient) savantes et (soient) populaires (mais dans tous les cas très homogènes)... S'en suit, dans ce texte, tout un tas de mots de vocabulaire relatifs au champs lexicaux de l'onirique et du fabuleux.

Les travaux sont présentés dans un accrochage à hauteur de pied, classique sur de grandes cimaises de bois brut et l'espace est subdivisé en quatre catégories : Villes fantômes (visions, présentations et représentations des villes), Paysages intérieurs et intimités (visions personnelles ou intimes du monde), pop culture (visions et représentations des pop.. vous avez compris) et Structures et Classiffications (...) en réunissant ces travaux par affinités de codes couleurs, de formes, de représentations, difficile d'en produire une mise en contexte individuelle. En témoigne les cartels présentant chacun des travaux et des artistes tous sur le même ton infantilisant: ( je ne retranscrirai ici qu'un exemple de cartel pour que vous vous en fassiez une idée: (selon la demande, je pourrais en retranscrire d'autres ici si cela vous intéresse).

Marie Suzuki 
Née en 1979/Vit dans la préfecture de Nagano

Un jour en 2007, Marie Suzuki réalisa qu'elle avait le désir de coucher sur le papier les formes et les images qui fourmillaient dans sa tête. Depuis, presque tous les jours, elle les dessine: cette activité lui apporte le calme et lui est devenue indispensable.
Elle dessine d'abord les contours, ensuite les détails. Elle colorie certains endroit avec une méthode particulière: elle remplit ces surfaces de points, comme si elle essayait de planter ses feutres dans la feuille. Ses dessins sont de tailles très variables allant du petit cahier au paravent. Elle met entre une semaine et plusieurs mois pour les réaliser. Le plus souvent, elle dessine les images qui émergent naturellement, sans savoir à quoi cela aboutira. Les titres assez particuliers de ses oeuvres sont inspiréespar le dessin une fois achevé. Si un dessin ne lui inspire rien, il restera sans titre. Ces dessins sont étonnants car ils allient un volume imposant à une extrême finesse de réalisation."

Et ce seront les seules mises en perspectives et en contexte auxquels nous aurons le droit concernant ce travail brillant fait d'êtres figuratifs, de monstres et de formes végétales aux dominantes rouge vif, rose, chair. De représentations de vulves, de seins (qui pointent, qui sont pincés etc.) de corps ou parties de corps androgynes entremêlés les uns aux autres dans des univers inquiétants, avec souvent des ciseaux qui menacent de couper on ne sait qui ou quoi ou des vers de terre qui emplissent une bouche. Aucune réflexion sur la mise en exposition de ces travaux dans cette exposition, dans ce centre d'art, ou d'un questionnement à une histoire de l'art féministe qui, à moi me ramène personnellement au milieu de cette exposition, au projet des vulves photographiées par Zoé Léonard et installées et disséminées à l'occasion de la Documenta IX dans la Neue Galerie de Kassel en 1992. Inutile de préciser que ce genre de cartel serait évidemment moqué dans une exposition d'artistes valides. A cette mise en exposition, CQFD: exotique de l'artiste fou.folle, se produit naturellement de nombreuses réflexions désagréables et validistes de la part d'autres vistieur.e.s qui parfont notre visite- mascarade. 

Alors je me suis questionnée sur la volonté de certain.e.s commissaires, institutions à vouloir absolument conserver actuellement cette appellation d'art brut (au delà de l'aspect financier et bankable Captain Obvious) d'autant plus quand on connaît le passé plutôt violent du mouvement. ( ce passé en quelques mots: Appellation et théorisation validiste et élitiste, pillage des productions des artistes malades, absence de ces artistes dans les vernissages, aux ventes des oeuvres (qui n'avaient pas toujours à coeur et à but d'être vendues) et j'ai condamné ou du moins émis une grande vigilance, cette exposition en achève la réflexion, sur l'utilisation discriminante de cette dénomination (et ce jusqu'à ce qu'il y ait réappropriation).
Entre temps j'ai quand même découvert au mois de mars dernier grâce à Zig Blanquer, une nouvelle fois, l'existence du festival annuel en région parisienne : du Sonic Protest. Ce festival organisait en mars dernier et (programme par extension depuis plusieurs années) les rencontres internationales autour des pratiques brutes de la musique. Il y avait donc également un terme, fièrement usité, pour les pratiques musicales brutes! Les musiques brutes sont donc produites par des personnes malades, handies, fous.folles, psychiatrisées etc. ou en mixité et sont à mettre en affinité avec la scène noise dite aussi bruitiste. Alors je n'y connais pas ou peu de la scène noise mais l'idée que j'ai de cette scène alternative est qu'elle est issue d'une rupture des conventions structurelles de la musique et des académismes dans la pratique. Que les bruits produits, distorsions, amplifications etc. sont produits dans un esprit à contre courant volontaire et revendiqué. Mais surtout la musique brute ne partage pas l'historique violent et dominant du brut dans les arts visuels et s'est produite "avec" et non "sur" ou "contre" les artistes. En effet, la musique brute est fortement liée aux productions à l'intérieur des fab. lab qui ont permis la création d'instruments de musique personnalisés, adaptables à des gestes et dextérités plurielles. Il y a donc eu une rupture des réalisations courantes passant par la création de nouveaux outils pensés par celles.ceux qui en font l'usage pour créer de nouvelles musicalités et émotions via des références artistiques et culturelles précises. Ce qui n'est absolument pas le cas des pratiques dites brutes en arts visuel ou les productions atteignent (en autodidaxie ou en formation hors et in institution) assez souvent finalement les techniques académiques. La musique brute va donc s'arrêter sur la qualité du faire et du désapprendre (dans le faire autre, à contre-pied) - ce qui est extrêmement intéressant- quand les arts visuels bruts, vont eux, révéler et se concentrer sur "l'absence" (considérée et non pas avérée) de culture et d'apprentissages artistiques académiques.
Il n'y a pas toujours que du bon et du non discriminant dans ce que l'on peut lire et faire dans la musique brute mais elle offre une réponse intelligente à l'art brut visuel qui semble se remettre trop difficilement en question.   

Quitter les violences d'une (des) institutions pour retrouver celles d'une autre forme d'institutionnalisation.. 

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jeudi 28 septembre 2017

Actualités des autres/Topicalities from others !

Aujourd'hui j'avais envie de vous partager quelques actualités qui se passent en France et à l'étranger:

La première concerne la Tangled Art Gallery, à Toronto, qui ouvrait une nouvelle fois ces portes le 7 septembre dernier sur une exposition monographique, celle de l'artiste sab meynert dont voici le lien le site web: http://sabmeynert.com/

L'exposition qui se nomme Progress is a Spiral Upward présente jusqu'au 14 octobre le travail de sab meynert artiste basée à Toronto. Elle est également écrivaine, travaille le multiple et a aussi plusieurs fois produit des pochettes d'albums de musique. Ses médiums sont principalement ceux de la peinture et l'encre sur papier ainsi que la sérigraphie. Même si à l'occasion l'exposition cette dernière présentait de l'installation. Des matériaux qui se mêlent et se fondent à d'autres matières organiques cette fois tels que des cristaux semi-précieux, de l'or ou encore des pierres d'albâtre. Très colorées, ses œuvres prennent tantôt les formes du végétal, tantôt celles de l'anatomie humaine et nous plongent dans de lointains et profonds paysages relevant parfois même du céleste.  Les mers y sont parfois agitées, les éléments déchainés et parfois, tout en contraste, c'est au contraire une quiétude remarquable qui règne entre les cadres de la toile. Énigmatiques et saturées ces toiles m'évoquent inéluctablement l'art ancestral de la tapisserie dans laquelle chaque objet brodé et chaque emplacement de ces objets dans l'espace du tissus sont minutieusement étudiés et semblent vouloir nous raconter une histoire.

Pour voir quelques visuels de l'exposition les liens sont toujours les suivants: le site web de la Tangled Art: http://tangledarts.org/gallery/space-shapes-place/progress-is-a-spiral-upward/et leur facebook: https://www.facebook.com/tangledartanddisability/

L'autre point de l'article concerne un papier sorti en France dans la revue Jef Klak la semaine dernière. Cet entretien avec Zig Blanquer mené par Joelle Kehrli se nomme "L'administration est dans ton corps" et est à lire absolument. En sous titre de cet article: "Validisme, fauteuils électriques et dignité ", puisque l'une des raisons de ce papier est de communiquer sur le procès qui oppose Zig Blanquer à un prestataire médical qui aura mis plus de cinq mois à réparer une panne sur son fauteuil électrique, contraignant par conséquent, Zig à rester à domicile sur toute la durée de cette panne. Je ne peux que vous conseiller de lire cet article que vous trouverez à ce lien: http://jefklak.org/?p=4303
non seulement parce que ce dernier parle de ce procès dont il est primordial que nous connaissions et parlions; mais aussi parce que, comme à son habitude, Zig distille de très nombreuses références historiques. Ces évènements historiques sont majeurs dans l'histoire du handicap et il est important de se les faire rappeler. Mais l'article ( et Zig en tête) offrent très généreusement des clés de lectures politiques à ce qu'il est en train de vivre en ce moment (qu'il refuse d'isoler comme un évènement qui relèverait de l'ordre de l'exceptionnel ou de l'individuel) et aussi de ce que vivent les personnes handi.es au quotidien dans ce que l'on pourrait qualifier de rapports de pouvoir et de force permanents. Cet entretien, enfin est aussi à lire, parce que plus largement il s'en dégage une réflexion absolument pertinente sur la réalité de la vie autonome à domicile, mais surtout, sur la standardisation -n'ayons pas peur des mots: la normalisation- de l'aide à domicile à combattre collectivement.

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dimanche 3 septembre 2017

Disability Culture et Revue de Presse! MIX

Deux choses à vous partager aujourd'hui qui se sont passées, ou sont sorties cette été:
La première de l'ordre de l'exposition:

Nous l'attendions: Crip Interiors est revenu en force cet été pour une toute nouvelle édition estampillée MIXER sous la direction de Syrus Marcus Ware et Barak Adé Soleil, deux noms qui doivent vous revenir en mémoire puisque nous avons déjà eu l'occasion de les mentionner ici.  L'un à fait l'objet d'un article sur le blog pour son travail plastique, activiste et commissarial, le second puisqu'il a été nommé, au printemps dernier, à la tête de la Tangled Art Gallery à Toronto.
C'est d'ailleurs dans la galerie que l'exposition s'est ouverte cet été. MIXER, dont les maîtres mots semblent à voir avec l'intersectionnalité, la transdisciplinarité des pratiques et les cultures des communautés -et toujours et de façon puissante l'entrecroisement de l'art et de l'activisme- réunissait les travaux de cinq artistes. Des artistes s'auto-identifiant comme handi.es et émanant des communautés noires, autochtones et/ou des personnes de couleur ont collaboré, expérimenté à propos des thématiques relatives au(x) handicap(s) et aux inégalités inhérentes.

Pour celles.ceux qui n'ont pas pu s'y rendre, il est encore malheureusement difficile de se procurer des photos sur le net pour se rendre compte de la mise en espace de cette proposition, néanmoins je vous renvoie vers -le tout nouveau tout neuf- site web de Crip Interiors qui reprend une bio pour chaque artiste invité.e :creativeusers.net 
Nul doute que cette nouvelle proposition des membres de Crip Interiors participe une nouvelle fois à l'évolution, diffusion et à la visibilité toujours plus grande des Disability Arts.

Le second point de cet article concerne le travail de Laurence Parent qui signait en juin dernier le texte Ableism/disablism, on dit ça comment en Français?, paru dans le Canadian Journal of Disability Studies. Ableism/Disablism, deux termes qui, comme le fait remarquer l'auteure, s'instaurent de plus en plus dans les langages artistiques et militants mais comment les traduire alors quand ces concepts peinent à se visibiliser dans les sociétés francophones? L'auteure fait donc un état méticuleux du retard flagrant des études francophones dans les milieux et thématiques des handicaps. Enfin dans ce texte de recensement, Laurence Parent, s'engage personnellement et dénonce. L'auteure soutien la nécessité d'une traduction et de la création d'un "isme" en français pour ne plus mettre sous silence et feindre d'ignorer les oppressions vécues par les personnes handies.
A lire absolument à ce lien:
http://cjds.uwaterloo.ca/index.php/cjds/article/view/355/583


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jeudi 13 juillet 2017

** Court extrait d'une communication lien vers vidéo Viméo!

Court extrait d'une des conférences hébergée sur Viméo, disponible en vision publique à ce lien

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lundi 10 juillet 2017

Extrait de la communication




Cette communication a été réalisée à l'occasion de la programmation artistique et culturelle autour de l'exposition Autonomous Spaces qui s'est tenue à Rennes aux Ateliers du Vent du 19 mai au 30 juin 2017. Cette conférence s'est tenue le 24 mai 2017 et constituait la septième intervention publique que je réalisais sur mes recherches dans les Disability Arts. Au vu du cadre assez informel de cette communication, il s'agissait de produire quelque chose de nouveau, de moins cadré que les conférences que j'ai pu réaliser précédemment. Avec les élèments présentés et discutés il s'agissait de faire saisir à l'auditoire comment et sous quelles références le discours commissarial d'Autonomous Spaces s'est construit. Et qu'elles ont été les partis-pris élaborés pour la scénographie de l'exposition.

Pour voir des extraits plus longs et de meilleur qualité à propos de cette communication, il vous suffit de m'écrire à l'adresse suivante: sarah.heussaff@gmail.com pour connaître le mot de passe qui permet leur accès.

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